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Dernière mise à jour : 18 déc. 2022



La saison des concours en France a pris fin les 20 et 21 octobre. Retour sur ces deux derniers concours avec la témoignage de Jannick, une membre de notre comité :


"Le jeudi soir 20 octobre 2022, nous sommes reçus à la Chaise-Dieu en Haute-Loire où nous nous restaurons au pied de l abbaye.

Nous nous retrouvons le lendemain dès 8h pour notre premier concours du weekend à Connangles, lieu d'élevage de Jean-Marc HENNEQUIN. Après la fraîcheur matinale, le soleil s'est montré généreux tout au long de la matinée. Fabienne et Jean-Marc n'avaient rien laissé au hasard pour le bon déroulement de la manifestation et avaient préparés deux grandes carrières en herbe reposant sur le sol filtrant de la Haute-Loire.

Nous souhaitons un prompt rétablissement à Alain BERTHON, meneur du lieu, qui avait été accidenté peu de temps avant le concours.


Dès la fin du concours, nous reprenons la route pour nous rendre à Verdille, lieu du 2è concours du weekend. Sur le trajet, nous avons fait une halte à Pompadour, au SIRE, où nous étions attendus.


A Verdille, nous sommes accueillis par Patrice BAGILLET et Cyril ALLAIN autour d'un repas. Le samedi 22 octobre 2022, début du concours à 8h sur ce site remarquable qui a accueilli les championnats de France d'attelage. Le soleil était également au rendez-vous.


Les deux concours du weekend se sont très bien déroulés. Que ce soit à Connangles ou à Verdille, ces 2 sites ont le potentiel de développer leurs capacités d'accueil pour les années futures."


Lors de ces concours, 6 poulains ont été jugés à Connangles ainsi que 5 sur le site de Verdille. Les juges ont également eu a départager au total 6 test en terrain sur l'ensemble des deux journées. Les étalons NOCTAMBUS (NORWAY / QUI-SAIT) et VALENS DU PONTET (VOL DE NUIT / NOLANE) ont pu être approuvés pour la saison de monte 2023.


Retrouvez l'ensemble des résultats de ces deux journées ici.



Le comité de l'association Franches-Montagnes de France tient à remercier tous les participants aux concours pour la préparation et la présentation de leurs chevaux. Nous remercions également les juges de la Fédération Suisse qui ont fait le déplacement pour permettre d'approuver les chevaux sur notre territoire. Et surtout un grand merci à tous les bénévoles qui ont œuvré sur chaque place pour le bon déroulement de chaque concours.

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Leader d’Outrechaise est un Franches-Montagnes en OR qui vient de remporter les Championnats de France 2022 de TREC en attelage, dans la catégorie club solo, avec sa propriétaire Anaïs Lambert.

A cette occasion, nous lui avons demandé quelques mots à propos de sa rencontre avec son cheval, la discipline du TREC et cette victoire !


Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Anaïs, cavalière depuis l’âge de 6 ans, je suis une passionnée de chevaux et des disciplines équestres.


Pourriez-vous nous raconter de quelle manière vous avez découvert la race Franches-Montagnes et plus particulièrement Leader d’Outrechaise ?

Mon conjoint Rémi, que j’ai rencontré à travers le cheval, avait un Franches- Montagnes. Je ne connaissais pas cette race avant. Mon premier cheval, Horas, est un anglo-arabe et quand il a fallu penser à la relève, j’ai voulu changer complètement de race pour ne pas les comparer et surtout ne plus retrouver ses défauts.

Nous sommes tombés sur l’annonce de Leader, il avait 6 mois. Ce n’était pas forcément prévu si tôt mais nous avons craqué.


Quelles disciplines avez-vous pratiquées avec Leader d’Outrechaise et quelles performances avez-vous obtenues ?

Je pratique de nombreuses disciplines avec Leader (un vrai couteau Suisse !) : dressage, obstacle, cross, randonnée. Nous sortons en compétition de TREC monté et l’année dernière nous avons fini 3ème aux championnats de France de TREC en Amateur 2 duo.


Votre objectif premier était-il la compétition ?

Je fais du cheval pour mon loisir personnel et la compétition c’est la cerise sur le gâteau… mais il faut dire que j’ai toujours aimé ça.


Comment en êtes-vous venue à faire de la compétition en attelage et pourquoi le Trec ?

En fait, je ne fais pas d’attelage car ça me fait peur. C’est mon conjoint qui l’attèle et je suis son groom. Rémi a commencé l’attelage il y a quelques années. Etant compétiteur de TREC monté depuis de nombreuses années, c’est tout naturellement que nous avons commencé à sortir en TREC en attelage.



Le TREC est une discipline très complète, il faut préparer le cheval physiquement pour le POR, techniquement pour le PTV. C’est une des rares disciplines équestres où nous passons autant de temps avec nos chevaux et où l’ambiance y est très bonne entre les cavaliers.


Quelles méthodes et pratiques avez-vous utilisées pour préparer physiquement et mentalement Leader d’Outrechaise à la compétition ?

Pour le préparer physiquement, nous sortons régulièrement en balade à la journée (long et lent), voire en randonnée sur plusieurs jours et sur quelques trottings.

Pour la partie technique, je pratique le dressage a minima 2 fois par semaine et je saute régulièrement. Mais c’est un travail qui se bâtit sur plusieurs années. Nous avons Leader depuis ses 6 mois, nous avons pu construire tout ce travail dans la confiance depuis son plus jeune âge. C’est un cheval sensible, ce qui en fait sa qualité puisqu’il est très fin. Ma philosophie : prendre le temps pour gagner du temps.

Au final, nous n’attelons pas beaucoup, mais le travail sur le plat fait son travail sur toutes les autres disciplines.



Comment se déroule un championnat de France de Trec ?

On commence par une visite vétérinaire de tous les chevaux pour voir s’ils sont aptes à partir sur la compétition. Le soir, c’est l’apéro des régions, tous les concurrents apportent une spécialité de chez eux… C’est aussi ça le TREC, les rencontres et le partage !

Le lendemain, nous partons sur le POR (Parcours d’Orientation et de Régularité) pour une vingtaine de kilomètres. Enfin, nous terminons la compétition par le PTV (Parcours en Terrains variés) avec ses 16 combinaisons.


Quelles sont les futures perspectives sportives que vous envisagez ?

Nous envisageons de continuer une saison de TREC monté en Amateur 1 avec les championnats de France en 2023 ainsi que des TREC en attelage avec, pourquoi pas, de nouveau les championnats pour remettre en jeu notre titre.


Pour terminer, auriez-vous une anecdote que vous souhaiteriez partager ?

L’année dernière nous avons fait notre première randonnée en attelage en itinérance de Richelieu (en Indre-et-Loire) au Lion d’Angers (en Maine-et-Loire), soit environ 250 kilomètres, avec notre fils et mon demi-frère, c’était une très belle aventure !

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Dernière mise à jour : 4 nov. 2022



Matthieu Gay-Perret est savoyard, il a acheté son unique cheval il y a un peu plus de 10 ans, en tombant sous le charme d’un Franches-Montagnes : Vandale de Tremalla. Aujourd’hui, il est le seul cavalier de TREC, Technique de Randonnée Equestre en Compétition, à être à dos d’un Franches-Montagnes à haut niveau en amateur en France, et ça paye ! Matthieu a gagné le Circuit Coupe France 2022 et est devenu le Champion du Monde cet été à Lamotte-Beuvron.


Il nous raconte son histoire, cette victoire en TREC et sa relation avec Vandale…


1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis un grand passionné de moto-cross et le cheval est venu par la suite. Je n’étais pas du monde du cheval, dans ma vie professionnelle je suis paysagiste.

Le cheval est complémentaire dans mes activités loisirs. La moto, on ne peut pas forcément en faire tout le temps - les terrains ne sont pas toujours ouverts, le sol pas toujours praticable - Alors que le cheval, c’est dès que je veux !


2. Comment avez-vous connu la race du Franches-Montagnes ?

Quand j’ai voulu acheter mon cheval, je suis allé essayer plusieurs chevaux chez un vendeur en France, dont un Franches-Montagnes. Je n’étais pas un grand cavalier, j’avais 10 heures de centre équestre. Je me rappelle que le vendeur m’a dit : “Prends un Franches-Montagnes, c’est plus sécurisé pour toi !”.

C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Vandale de Tremalla, qui avait 3 ans et qu’une semaine de selle. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce cheval.



3. Pouvez-vous nous parler de Vandale de Tremalla ?

Vandale a son petit caractère !

Il peut être à la fois énergique et très posé. Quand on est au départ d’un PTV (Parcours en Terrain Varié), on entend un décompte et dans ces moments-là je le sens sous la selle, il monte en ébullition… Heureux de partir sur le parcours en fait. Devant un obstacle, je peux sentir toute son énergie et tout de suite après il est capable de redescendre en pression.

Il est aussi très câlin et respectueux envers l’homme.


4. Est-ce que vous trouvez des similitudes entre votre personnalité et celle de votre cheval ?

Tout à fait ! Je suis quelqu’un d’assez cool mais aussi tête brûlée. Tous les deux, on sait foncer quand il faut puis se poser en quelques secondes.

L’autre point similaire que je partage avec Vandale, c’est le manque de souplesse. Nous sommes raides. C’est justement ce qu’on travaille avec ma coach, elle nous a beaucoup aidés sur le dressage.


5. En quoi le FM est un bon cheval pour le TREC ?

C’est un cheval très endurant pour l’orientation. Il récupère très vite. Je n’ai jamais été refusé aux contrôles vétérinaires sur les concours. Quand je vois les autres chevaux, ils se font souvent refuser pour des boiteries ou des fragilités, alors que le FM est robuste.

Le Franches-Montagnes c’est le couteau suisse. Finalement, il est fait pour toutes les disciples, pour quelqu’un qui veut se faire plaisir en loisirs, c’est l’idéal. On peut faire ce qu’on veut avec un FM, il apprend très vite.

A beaucoup de personnes qui veulent acheter un cheval, je leur conseille cette race. On a un énorme sentiment de partage avec le FM.


6. Qu’est-ce qui vous plaît dans la discipline du TREC ?

Je me suis lancé dans le TREC pour la compétition. Quand j’ai acheté mon cheval, l'idée c'était de faire de la balade, mais je suis compétiteur ! Au bout d’un moment quand on se promène autour de chez nous, on a fait le tour… Et l’accès à la compétition permet de voir autre chose.

Par exemple sur le Circuit Coupe de France, il y a 6 étapes un peu partout en France. Cela permet de voyager, de randonner ailleurs que chez soi et de rencontrer beaucoup de monde. Car le TREC c’est aussi une grande famille. C’est très convivial et sur les compétitions il y a un bel esprit de partage.

Ce qui me plait aussi, c’est que les compétitions se déroulent généralement le samedi et le dimanche. Résultat : on fait du cheval tout le week-end ! Ce n’est pas court comme peut l’être une épreuve de CSO… On profite vraiment de notre cheval et de la nature.




























Il ne faut pas avoir peur de voyager, de bouger, pour que le cheval découvre de nombreux univers. Il s’adaptera à tout et n’aura peur de rien, c’est ce qui fait qu’il deviendra un bon cheval de TREC.


7. Comment vous êtes-vous préparé pour les Championnats du Monde de Lamotte-Beuvron ?

Le TREC, ça ne se prépare pas la veille pour le lendemain ! Ce sont ces 3 dernières années qui ont fait qu’on en est arrivé là : 3 années de concours à sortir le cheval pour lui apprendre à voyager très facilement. L’année Covid nous a aussi permis de beaucoup nous entraîner à la maison sur les obstacles et les difficultés PTV.

L’hiver, je fais aussi du ski joering avec Vandale. C’est un super entraînement pour travailler l’endurance !



Une personne qui fait beaucoup d’endurance m’a également dit : “respecte ton cheval, laisse-lui du repos”. Entre chaque compétition, on travaillait très peu pour laisser le cheval se reposer et ça a été très bénéfique car j’ai eu un cheval disponible toute l’année.


8. Quelques mots sur cette première place ?

Pour moi, participer a déjà été une belle expérience !

A l’issue de la première épreuve, j’ai vu que j’étais premier du classement provisoire et je me suis dit “là ça rigole plus !”. J’avais 5 points d’avance sur l’italien et toutes mes chances de gagner... Alors qu’à la base je n'étais pas dans les favoris.

J’étais à la fois surpris et heureux, c'était la concrétisation de tous les concours de l’année et de toutes ces années de travail. Car pour amener un cheval en TREC, ça ne se travaille pas sur 3 mois mais des années.

Je tiens aussi à souligner qu’on était 3 à remporter cette victoire : Vandale de Tremalla, ma groom et moi. On parle surtout du cavalier, du cheval mais il y avait aussi ma groom, Laetitia Katzenfort, qui m’a bien aidé à m'occuper du cheval, le chauffer avant de partir, le masser, etc.



9. Quelle est la prochaine étape ?

Maintenant, du repos. Ça ne veut pas dire rien faire ! On va faire des balades par-ci par-là, je me suis aussi engagé avec Vandale sur quelques épreuves de complet.

L’année prochaine, mon projet est de repartir sur le Circuit Coupe de France mais aussi sur des épreuves à l’étranger : en Suisse, en Allemagne, en Italie, etc.


10. Un projet d'acquisition d’un nouveau cheval ?

Pas tout de suite. En tout cas, tant que Vandale est en forme, non. Si je devais le remplacer, je le remplacerai par le même ! Je reprendrais un FM les yeux fermés. C’est un bon compagnon de vie.


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